28. mai 2026
Se sentir « mauvais » : cette croyance silencieuse qui empêche de recevoir et de rayonner
Certaines personnes vivent avec une sensation difficile à expliquer : celle d’avoir quelque chose qui ne va pas profondément chez elles. Elles peuvent sembler fortes, attentionnées ou adaptées à l’extérieur, tout en portant intérieurement une conviction douloureuse : « Je suis une mauvaise personne ».
Cette croyance agit souvent en silence. Elle influence les relations, l’amour, l’argent, la capacité à recevoir, à demander de l’aide ou même à prendre sa place. En Gestalt thérapie, nous travaillons beaucoup autour de ces axes du bon, du manque, du trop et du mauvais qui structurent parfois toute une vie sans que la personne en ait conscience.
Quand le « mauvais » devient une identité intérieure
Il existe une différence importante entre reconnaître qu’on a pu faire une erreur et croire que l’on est mauvais dans son être.
Beaucoup de personnes qui souffrent d’un manque d’estime d’elles-mêmes ont intégré très tôt des messages implicites : leurs émotions étaient « trop », leurs besoins dérangeaient, leur sensibilité était mal accueillie ou leurs réactions suscitaient du rejet.
Avec le temps, l’enfant ne remet pas en question son environnement : il se remet en question lui-même.
Il finit parfois par croire que s’il reçoit moins d’amour, moins d’attention ou moins de sécurité, c’est qu’il y a quelque chose de mauvais en lui.
Cette croyance peut ensuite continuer à organiser la vie adulte :
Difficulté à recevoir
Recevoir un compliment, de l’amour, de l’aide ou même de l’argent peut devenir inconfortable. Certaines personnes donnent énormément mais ont du mal à accueillir pour elles-mêmes.
Peur d’être rejeté ou découvert
Derrière certaines anxiétés sociales se cache la peur que les autres voient enfin « qui je suis vraiment ».
Sentiment d’illégitimité
Même lorsqu’elles réussissent, certaines personnes ont l’impression de tromper les autres ou de ne pas mériter ce qu’elles vivent.
Le lien avec l’enfance et la construction de l’estime de soi
L’estime de soi ne naît pas seule. Elle se construit dans le regard reçu durant l’enfance. Les critiques répétées, l’humiliation, le rejet émotionnel ou des relations instables peuvent fragiliser profondément l’image intérieure d’une personne.
Certaines personnes ont grandi dans des environnements où elles devaient être sages, parfaites, discrètes ou utiles pour conserver le lien. D’autres ont porté des projections familiales, des colères, des attentes ou des blessures qui ne leur appartenaient pas.
La honte prend alors beaucoup de place. Elle ne dit pas : « J’ai fait quelque chose de mal ».
Elle dit : « Je suis le problème ».
En Gestalt thérapie, il ne s’agit pas de chercher un coupable, mais de remettre du mouvement là où quelque chose s’est figé. Pouvoir regarder avec douceur ce qui a été construit dans l’enfance permet progressivement de différencier ce que l’on est réellement de ce que l’on a appris à croire sur soi.
Lâcher cette croyance et retrouver sa place
Sortir de cette sensation d’être « mauvais » ne passe pas uniquement par la pensée positive ou la volonté. Cette croyance est souvent profondément incarnée dans le corps, les émotions et la manière d’entrer en relation.
Le travail thérapeutique permet peu à peu :
De reconnaître l’origine de certaines croyances
Comprendre comment elles se sont construites aide à sortir de la confusion intérieure.
D’apprendre à recevoir autrement
Recevoir sans culpabilité, sans peur d’être redevable ou rejeté.
De retrouver une relation plus vivante à soi
Avec davantage de sécurité intérieure, de légitimité et de douceur envers soi-même.
La Gestalt thérapie permet d’explorer ces mécanismes dans une relation authentique et soutenante, afin de ne plus vivre constamment sous le poids du manque, du trop ou du mauvais.
Vous souhaitez commencer une thérapie ?
Parfois, franchir le pas de la thérapie commence simplement par un espace où l’on peut déposer ce que l’on porte depuis longtemps sans avoir à se justifier.
Si vous vous reconnaissez dans cet article et que vous souhaitez être accompagné(e), vous pouvez prendre rendez-vous pour un premier échange.

